En mars 2007, une personne, qui avait été convoquée pour une entrevue au Ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, m'a demandé de l'accompagner. Elle se sentait insécure, craignant que, par nervosité, elle comprenne mal et signe n'importe quoi.
Il était évident que ma présence ne plaisait pas à la représentante du M.E.S.S.F.. Après avoir compris qu'il était certain que j'assisterais à l'entrevue, elle a quitté pour revenir avec un «avis d'autorisation» (voir ci-dessous) à faire signer par la personne concernée.
Il est tout à fait correct que le Ministère se protège vu le fait qu'il y aura certainement des renseignements personnels qui seront divulgués durant l'entrevue, MAIS... mine de rien... par le même formulaire on limite les droits des bénéficiaires.
Lorsque nous avons pris connaissance de cet avis, la personne que j'accompagnais, ainsi que moi, nous étions en désaccord, j'ai donc biffé ce qui était en trop... et la personne concernée a approuvé en y mettant ses initiales.
Oh là! là! C'était tout comme si nous avions commis un crime. La représentante du M.E.S.S.F. menaçait de ne pas procéder à l'entrevue ce qui, évidemment, aurait causé préjudice à la bénéficiaire.
J'ai donc demandé l'intervention du directeur du personnel. Celui-ci, très professionnel, a parfaitement compris qu'il n'était pas dans mon intention d'intervenir en m'adressant moi-même à la représentante du M.E.S.S.F. mais bien de respecter le droit de la bénéficiaire de me demander conseil.
Comme vous le verrez, ci-dessous, le directeur a approuvé en signant le formulaire. L'entrevue s'est très bien déroulée.
Si un fonctionnaire a besoin d'un trip de pouvoir,
parce qu'il se sent insécure, ce n'est pas votre problème.
Toute personne a le droit de se faire accompagner,
que ce soit au M.E.S.S.F., à la CSST, etc.,
elle a aussi le droit d'être conseillée.
