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DES MEMBRES DU BARREAU
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Source : Cyberpresse.ca
Le samedi 18 novembre 2006
CONGRÈS L'ADQ
Jean Allaire pourfend les «intégristes»
Martin Ouellet
Presse Canadienne
Trois-Rivières
Eminence
grise de l'Action démocratique du Québec, l'avocat Jean Allaire s'insurge à son
tour contre «les intégristes» qui tentent d'imposer leurs valeurs à la majorité
québécoise.
D'un naturel plutôt discret, sinon timide, le cofondateur de l'ADQ a laissé de côté sa réserve habituelle samedi pour s'en
prendre avec virulence «aux intégristes de la pensée» et aux «intégristes de la
religion» qui essaient de «nous imposer leurs valeurs» et «leur façon de
vivre».
«Les gens n'ont jamais compris, et ne comprendront jamais non plus que nous,
nous soyons obligés de nous assujettir à des exigences qui nous sont
complètement étrangères, alors que nous avons accueilli les gens à bras
ouverts», a affirmé M. Allaire sur le parquet du congrès de l'Action
démocratique qui se tient ce week-end à Trois-Rivières.
M. Allaire reproche en outre aux tribunaux de faire une
interprétation «trop large» et abusive de la Charte des droits et libertés en
faveur des minorités culturelles et religieuse.
Le port du poignard rituel sikh à l'école, le kirpan,
autorisé à la suite d'une décision de la Cour suprême du Canada, est un exemple
«qui rebrousse le poil», a-t-il insisté.
«Pour le simple mortel, ça n'a aucun sens», a fulminé
M. Allaire.
Même s'il représente une région particulièrement homogène, le député de Beauce-Nord, Janvier Grondin, a lui aussi tenu à exprimer son exaspérations en regard des exigences de certaines
communautés.
«On leur permet des choses spéciales dans les écoles, des salles de prière,
alors que nous, les Québécois, on n'a même pas le droit de faire une minute de
silence dans nos assemblées municipales (sic)», a-t-il évoqué.
En fait, ce n'est pas le recueillement qui est interdit mais plutôt la prière
récitée à voix haute avant l'assemblée d'un conseil municipal.
Loin de remettre le couvercle sur la marmite, Mario Dumont en a remis sur la
notion d'accommodement raisonnable en peu plus tard en matinée, prenant cette
fois pour cible son vis-à-vis du Parti québécois, André Boisclair.
Selon lui, le chef du PQ «louvoie» pour éviter le débat, alors qu'il devrait
réaffirmer haut et fort et sans équivoque les valeurs d'égalité des citoyens
qui guident la société québécoise.
«On ne peut pas défendre l'identité québécoise avec un gruau de mots que
personne ne comprend. On ne peut pas défendre l'identité québécoise avec un
genou à terre», a lancé le leader adéquiste devant un
peu plus de 300 militants.