|
DES MEMBRES DU BARREAU
--------------------------------- |
«Le jeudi 22 janvier 2004
Pontiac
Avocat poursuivi par un client pour avoir égaré une orthèse
Régis Bouchard
Le Droit
Un citoyen du Pontiac réclame d'un avocat gatinois la somme de 194 500 $ parce que celui-ci aurait égaré une orthèse dont il avait la garde et qui constituait l'élément essentiel d'une poursuite intentée contre un fabricant d'orthèses.
Michel Chartrand estime en effet que la négligence de
l'avocat Jean Lazure qu'il avait engagé pour le représenter dans une
poursuite préalable, a fait qu'il a dû renoncer à demander quelque
dédommagement que ce soit à la compagnie qui a fabriqué les deux
orthèses.
En septembre 2002, les avocats représentant le
fabricant des orthèses demandaient à Me Lazure de pouvoir prendre
possession des orthèses afin de se livrer à certaines expertises. La
réponse qu'ils ont alors reçue de la part de Me Lazure a été pour le
moins surprenante, celui-ci avisant qu'il avait perdu les orthèses
en question.
Il va sans dire qu'à la suite de ce qu'il
appelle une négligence de la part de son avocat, Michel Chartrand a
demandé à Me Lazure de se retirer du dossier qu'il a ensuite confié
à d'autres procureurs.
La disparition des orthèses rendant impossible toute poursuite
civile contre le fabricant, les nouveaux procureurs de Michel
Chartrand se sont alors tournés vers Me Lazure qui, selon eux aurait
dû porter le plus grand soin quant à son mandat de garde des
orthèses qui lui avait été confiées.
La poursuite soumet
également que la faute et la négligence du défendeur a fait que M.
Chartrand n'a pu obtenir une juste indemnisation à la suite des
problèmes qu'il dit avoir connus en raison des deux orthèses qui lui
ont été fournies et qui ne répondaient pas aux exigences de sa
condition.
En septembre 1997, M. Chartrand a été amputé d'une
partie importante de son pied droit et il a donc demandé à une firme
spécialisée de confectionner une première orthèse répondant à ses
besoins d'alors. A l'usage, il s'est avéré que l'orthèse ne
répondait pas aux exigences requises et une seconde orthèse a donc
été fabriquée avec le même résultat au niveau de son
efficacité.»