COUR SUPÉRIEURE


NICOLE MORNEAU

LA LOI DU SILENCE

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«Il est si coûteux de porter un mauvais jugement en appel que,
dans bien des cas, ceux-ci s'arrêtent en Cour supérieure
et deviennent une mauvaise jurisprudence
qui pourra être utilisée de nouveau pour rendre service à un ami.
Un ami politique ou un ami riche?
(Rolande Nadeau - St-Patrice)

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RAYNOLD LANGLOIS, avocat
(10 février 2000 - C.S. 500-05-041728-989)
(Langlois, Gaudreau, s.e.n.c.
maintenant Langlois, Kronström, Desjardins)

«nous avons tenté de nous inspirer, dans les montants,
de la jurisprudence la plus récente que nous avions à notre esprit
sur la quantification de dommages de la sorte,
et je vous avouerai bien candidement que les 2 jugements
que nous avions à l'esprit quand nous avons rédigé nos conclusions
c'est le jugement de l'Honorable Nicole Morneau
dans l'affaire Lizotte, non pas le jugement qui a condamné
l'institution financière à des dommages, mais plutôt
le jugement qui a condamné Lizotte en libelle diffamatoire
pour avoir communiqué son litige à des tiers
alors même qu'il avait raison.»

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DÉNONCER, POUR OBTENIR JUSTICE,
C'EST UN DROIT.

DÉNONCER, POUR PROTÉGER LE PUBLIC,
C'EST UN DEVOIR.

L'article 315 du code criminel canadien, se lit comme suit:

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En d'autres mots, pour qu'il y ait libelle diffamatoire il faut:

Voir le jugement de la Cour suprême du Canada: Reine c. Lucas

Le Québec est la seule province où, pour une poursuite en libelle diffamatoire, une personne ne peut avoir un procès devant juge et jury. C'est probablement la raison pour laquelle ceux qui ont du poids financier et politique se servent, allègrement, du système judiciaire pour imposer leur propre loi: la loi du silence.

(17 septembre 2004)

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